Réseau Vrac

Pour le dernier Mag du Vrac de 2020, publié début janvier 2021, Réseau Vrac a réalisé son dossier thématique, le Dossier Vrac, sur les e-commerces.

Les e-commerces “zéro déchet” sont des concepts récents. Le Drive tout nu, installé en périphérie de Toulouse et Vrac’n Roll, implanté près de Lyon, ont ouvert respectivement en 2018 et 2016. Ce sont les premiers drives « zéro déchet » en France et dans le monde. Bien que ce type de commerce ne soit pas considéré comme un acteur pratiquant la vente en vrac au sens de la définition du Code de la consommation*, leurs liens avec la filière sont importants. Ils partagent en effet le même objectif de réduction des déchets et connaissent certaines problématiques similaires aux commerces vrac mais avec leurs spécificités !

En exclusivité, voici un aperçu de notre reportage.

Six e-commerces adhérents à l’association ont accepté de nous présenter leur métier. Dans ce dossier thématique vous retrouverez les témoignages du Drive tout nu, Vrac’n Roll, Ze Drive, L’intendance, Les Nanas Zéro Déchet et Bocoloco.

1. Du click&collect, drive et livraison : des systèmes variés

Les e-commerces zéro déchet ont le vent en poupe. On compte en effet 50 commerces de ce type en France dont l’écrasante majorité a ouvert entre 2019 et 2020. Ce qu’on peut dire, c’est qu’ils sont à multiples facettes et qu’il n’y a pas un système à proprement parler tant ils divergent d’un concept à l’autre. On retrouve d’abord le système classique dit du Click&Collect, où le client passe commande chez lui et vient chercher la commande en magasin. Puis, il y a le drive, où les clients passent commande sur le site internet et viennent ensuite chercher leurs produits à un point de retrait. Enfin, la livraison à domicile où les consommateurs passent commande et reçoivent les courses chez eux.

2. Commerçant en magasin ou e-commerce : des métiers différents

A la différence des commerçants en boutique fixe, qui sont toute la semaine dans leur magasin et accompagnent leur clientèle sur place, les e-commerçants passent une grande partie de leur temps à préparer les commandes en conditionnant leurs produits dans des contenants réutilisables ou réemployables. Le métier de ces deux catégories de commerçants est différent, ainsi que le matériel et les équipements. « L’un des inconvénients lorsqu’on ouvre un e-commerce c’est qu’il faut être équipé d’un point de vue logistique. La préparation des commandes demande du personnel, du matériel et des logiciels techniques performants » , souligne Pierre Géraud, co-fondateur du Drive tout nu.

3. Le choix de la juste quantité : un enjeu compliqué pour les e-commerces

Les e-commerces « zéro déchet » répondent en partie à la définition de la vente en vrac. S’ils privilégient les contenants consignés, ils ne proposent pas nécessairement le choix de la quantité achetée. « Nous aimerions proposer le choix de la juste quantité et nous réfléchissons à une manière de le mettre en place mais d’un point de vue opérationnel c’est très compliqué » , relève Alexis de Bocoloco.

4. Les e-commerces en temps de Covid-19

Les e-commerces « zéro déchet » tendent à se développer notamment depuis la crise sanitaire. Tous nos e-commerçants interrogés ont observé une très importante hausse des commandes pendant le premier confinement. Aujourd’hui, de plus en plus des commerces vrac fixes proposent, en plus de leur activité en boutique traditionnelle, un service de Click&Collect, grâce auquel les consommateurs peuvent passer leurs commandes et les récupérer en magasin. Face à la crise sanitaire, Réseau Vrac a réalisé un baromètre pour évaluer les impacts de la crise sur le marché du vrac, auprès de ses adhérents. On y apprend que 63% des répondants ont constaté des changements dans les pratiques d’achats des consommateurs depuis le début de la crise Covid-19, et, parmi eux, 21% ont constaté davantage d’utilisation des services de Click&Collect.

Pour lire l’ensemble du dossier, nous vous donnons rendez-vous page 38 du Mag du Vrac.

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