Réseau Vrac

Pour son 10e numéro, la rubrique « Retour sur un parcours d’adhérent » se penche sur Hervé Lenormand et son entreprise de contenants en verre : Verrerie Flory. Il est également Ambassadeur Réseau Vrac en région Provence-Alpes-Côte-d’Azur.

Bonjour Hervé, tu es le gérant de Verrerie Flory, un fournisseur de contenants en verres, peux-tu nous parler de ton entreprise et de son histoire ?

La Verrerie-Flory est une TPME qui existe depuis une trentaine d’années dans le Vaucluse et qui commercialise des contenants en verre depuis son origine. Nous travaillons notamment avec une fonderie de verre espagnole qui ne produit que des contenants en verre recyclés et fonctionne sous format de scoop. C’est important que l’ensemble de la filière ai une éthique. Nous attachons depuis toujours une attention particulière à l’environnement. Le verre est un matériau neutre pour les produits de bouche, réutilisable et facilement recyclable en cas de casse. C’est donc un matériau idéal pour présenter le vrac.

Bravo pour ce projet ! Et pourquoi avoir choisi de rejoindre Réseau Vrac ?

Nous avons aidé Didier ONRAITA à installer sa première épicerie Day by Day vrac en 2014. Nous avons tout de suite cru en son projet et l’expansion de MyRetailBox en est la preuve. Réseau Vrac, que Didier a contribué à co-fonder est, pour nous, un lieu d’échange de savoir-faire qui promeut un mode de vente responsable et vertueux. Aussi, tout naturellement, nous accompagnons les porteur.se.s de projet via nos conseils.

Comment l’association t’a aidé et t’aide aujourd’hui ?

L’association permet surtout, via ses formations, ses conseils, son guide juridique, ses actions… d’aider au développement du vrac et donc, limiter nos déchets et emballages superflus. C’est donc une force commune et grâce à l’action de chacun, nous arriverons à minimiser ces emballages.

Peux-tu nous parler de ton rôle d’Ambassadeur de Réseau Vrac en région Provence-Alpes-Côte d’Azur ?

La mission d’Ambassadeur est selon moi assez libre, dans le sens où chacun peut y apporter sa touche. Nous sommes un relai pour Réseau Vrac en région si l’équipe opérationnelle a besoin d’informations et à l’inverse nous pouvons être contacté si besoin sur des questions sur la filière. Les réunions que l’on organise sont un moyen de se faire rencontrer différents acteurs qui peuvent mutuellement s’apporter des solutions. C’est l’occasion de se rencontrer en petit comité, de mettre des visages sur des noms et de se connaître au niveau régional. J’ai organisé une réunion à Orange en novembre dernier et j’ai été positivement étonné car une vingtaine de personnes sont venues et toutes sont reparties heureuses et étaient en demande de davantage de rencontres de ce type.
Dans Réseau Vrac, il y a le mot RÉSEAU, qui permet d’échanger, de s’informer, s’entraider, partager. Si, au travers de ce rôle, je peux aider à cela, c’est formidable !

Comment imagines-tu l’évolution de la filière vrac dans les prochaines années ?

Il y a une colonne vertébrale qui est la sauvegarde de l’environnement. Tendre vers le zéro déchet doit donc rester une constante et autour de cette voie, créer une biosphère qui permet d’en multiplier les composantes. Par exemple, le développement de la consigne. Bon, ce n’est pas bon pour mon chiffre d’affaires (dit-il en riant – NLDR) mais toutes actions qui contribuent à cet objectif doivent être travaillées. Réseau Vrac doit donc permettre l’émergence d’actions de ses membres pour cet objectif.

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